Thérapie


Une fois prise la décision de consulter, un nouveau défi se présente : trouver la personne la plus apte à vous aider.


La thérapie que je pratique, et pourquoi

L’approche que j’utilise repose sur des principes qui font leurs preuves depuis longtemps. Elle donne des résultats à long terme étant donné les transformations qui s’opèrent au cours du suivi.

Ces principes sont multiples et issus de plusieurs courants de la psychologie et de la psychanalyse. Ils sont enrichis de pensées ésotériques et philosophiques qui font gagner en perspective. C’est une approche dite intégrative.

La psychologie permet d’appréhender les pensées et comportements humains de manière à comprendre et anticiper un certain nombre d’entre eux.

La psychanalyse repose sur une notion fondamentale : l’inconscient. Cette part de notre psychisme, mystérieuse et puissante, joue un rôle considérable dans les pensées et les comportements que l’on ne s’explique pas. Chacun dispose d’un libre-arbitre et porte la responsabilité de ses actes – donc de sa vie. C’est pourquoi il est crucial de pouvoir agir aussi consciemment que possible.
Toutefois, la plupart des êtres humains n’ont pas bénéficié des ressources nécessaires pour faire face à l’existence et s’y sentir bien. Beaucoup de souffrances ont du être mises de côté, refoulées dans l’inconscient, pour continuer à vivre…voire à survivre. Elles ne perdent pour autant rien de leur pouvoir sur nos pensées et nos actes. Tout cela commence à changer quand on se sent prête à s’y confronter et à reprendre les rennes sur sa vie.

C’est la raison pour laquelle mon approche vise principalement la prise de conscience. Au cours du suivi, des schémas inconscients qui entravent votre liberté de penser et d’agir se mettront en lumière. Vous constaterez leur impact sur vos relations aux autres, mais aussi le rôle que peut jouer votre entourage et ses propres limitations sur vous.
Prendre conscience transforme l’existence et a le don de soulager des symptômes (ex : anxiété, burn-out, addiction…) qui ont mené à consulter.

Enfin, l’ésotérisme et la philosophie nous rappellent que le savoir ne suffit pas à naviguer sereinement dans notre monde. Il y aura toujours – et heureusement – quelque chose qui nous dépasse, que nous ne pourrons pas tout à fait saisir… Ce qui peut être frustrant mais nous garantit une liberté de penser et la promesse d’avoir toujours quelque chose à découvrir.


Comment se passent les séances

Un premier rendez-vous nous permettra de faire connaissance et d’aborder plus en profondeur ce qui vous amène à consulter. Commencera alors le seul exercice qui vous est demandé au cours de la thérapie : dire tout ce qui vous vient à l’esprit, sans filtrer ni vous censurer. Un exercice plus compliqué qu’il n’y paraît ! Mais il donne l’occasion de s’exprimer comme nulle part ailleurs et de découvrir, parfois avec étonnement, ce qui survient…

Tandis que vous parlez, j’écoute non seulement ce que vous dites mais je prête aussi attention à ce qui se dit au-delà des mots, inconsciemment. J’interviens ponctuellement par des questions, des observations et des interprétations tout en laissant une place au silence et à ses qualités singulières.

Les séances ont lieu chaque semaine. Cette régularité est indispensable à la thérapie. En effet, de savoir que vous êtes attendue, qu’un espace et un temps vous sont totalement consacrés est thérapeutique en soi. De plus, la régularité est nécessaire pour avancer activement dans la découverte de vous-même. Tout comme on apprend mieux une langue en la pratiquant régulièrement.

Si votre horaire nécessite une certaine flexibilité, nous planifierons les séances du mois à l’avance.

Les séances peuvent avoir lieu en ligne ou par téléphone sur accord préalable.


Combien de temps dure la thérapie ?

La réponse est difficile à donner car cela dépend de nombreux facteurs, tels que les symptômes qui poussent à consulter ou la capacité à parler librement. En général les suivis vont de quelques mois à plusieurs années. Il arrive bien sûr que certains soient plus brefs ou plus longs.

La fin de la thérapie s’envisage pour des raisons diverses et propres à chacune: sentiment de mieux-être jugé suffisant, disparition ou évolution satisfaisante des symptômes, déménagement ou véritable transformation intérieure qui se ressent dans tous les domaines de l’existence.


Est-ce la « bonne » thérapie pour vous ?

La bonne thérapie est avant tout celle où vous vous sentez en confiance avec votre thérapeute. Des études faites auprès de patientes satisfaites de leur thérapie des années après son terme montrent que la réussite du suivi est le plus souvent créditée à la qualité de l’alliance thérapeutique, c’est-à-dire leur collaboration avec leur thérapeute.

Ceci étant dit, votre thérapeute doit pouvoir estimer si son approche est adaptée à vos besoins. Il est possible qu’une première consultation chez une thérapeute l’amène à rediriger une patiente vers une autre professionnele jugée plus à même de l’accompagner, voire de proposer au/à la patiente un suivi complémentaire (ex : médical en cas de dépression incapacitante).

Quoiqu’il arrive, il est crucial de vous faire confiance et de parler à votre thérapeute si vous vous posez des questions sur votre suivi. Cela peut être difficile lorsqu’on se sent fragile ou épuisée, mais toute thérapeute doit être capable d’accueillir les doutes de ses patientes et de respecter leur souhait éventuel de mettre fin au suivi.


Bon à savoir

  1. Parce qu’il n’est pas toujours évident de s’y retrouver :
    • une psychologue est diplômée dans l’une des finalités spécialisées de la psychologie.
    • une psychologue clinicienne est spécialisée en santé mentale et a des connaissances de base en psychothérapie.
    • une psychothérapeute est une psychologue clinicienne qui s’est spécialisée en psychothérapie pendant 4 ans auprès d’un organisme agréé. Iel pratique l’entretien thérapeutique pour aider ses patientes à recouvrer ou à optimiser leur santé mentale.
    • une psychanalyste peut être aussi bien psychologue que médecin (psychiatre ou non), que philosophe ou sociologue…
      Exercer la psychanalyse était auparavant l’apanage des médecins mais peut désormais être pratiquée par toute personne s’étant dûment formée à la psychanalyse et ayant fait une analyse auprès d’une psychanalyste agréée.
    • une psychiatre est une docteur en médecine spécialisée dans le traitement des maladies mentales. Les psychiatres peuvent prescrire des médicaments, ce qui n’est pas le cas des psychologues. Iels peuvent choisir de se former en psychanalyse ou en psychothérapie après leurs études de médecine.
  2. Il est préférable de ne pas consulter le/la thérapeute d’une personne qui vous est proche, surtout si le suivi est encore en cours. Quand bien même le suivi est terminé, si votre proche souhaite un jour reprendre les séances, cette dualité peut créer des interférences dans vos thérapies respectives.
    Une solution alternative est que son/sa thérapeute lui transmette les coordonnées d’une collègue de confiance que vous pourriez consulter.
  3. Il existe des services de santé mentale (SSM) subsidiés par l’Etat où consultent des psychologues pour un prix très abordable. Il en est de même pour les centres de planning familial.
    Toute résidente peut y faire appel et sera parfois mise sur liste d’attente avant d’avoir accès à une thérapeute.
  4. Toute thérapeute est tenue au secret professionnel et ne peut divulguer des fragments de séances que sous certaines conditions :
    • Le contenu partagé doit viser l’optimisation de la thérapie des patientes et se limiter au strict nécessaire
    • Iel ne peut transmettre aucun détail ou ensemble de détails qui permette à une autre personne d’identifier ses patientes
    • Iel doit obtenir l’accord préalable de ses patientes si iel doit les identifier auprès d’une autre professionnelle du milieu médical (ex : nécessité d’un contact avec le/la médecin traitant)
    • Iel est autorisée à révéler l’identité de ses patientes aux autorités au cas où iel estime qu’elleux risquent d’attenter à leur propre intégrité physique ou à celle d’autrui (le risque doit être sérieux, imminent et avoir un haut degré de certitude de se produire)
    • Iel est sommée de le faire dans le cadre d’un dossier judiciaire, sur ordre d’une juge. C’est d’ailleurs le seul cas où une psychologue peut être contrainte de remplir un dossier au sujet de ses patientes (*).
      Une demande de dossier peut toujours lui être adressée mais la décision de le faire sera entièrement laissée à sa discrétion.

(*) Exception faite des psychologues conventionnées qui sont tenues de rédiger un bilan fonctionnel (cf. article 7 de la convention INAMI) sur leurs patientes et de le transmettre à l’INAMI (Institut National de l’Assurance Maladie-Invalidité).


© Raphaëlle Sapieha 2025